Fin aout 2017, Carrefour a subi une véritable punition suite à la publication du S1. De mémoire, la pire séance du titre depuis le début !! -13% !
Pour Carrefour, la situation est loin d'être rose. En effet, la société perd régulièrement des parts de marché vis à vis de ses concurrents, notamment Leclerc et ses tentatives de croissance à l'étranger peinent, notamment au Brésil.
De plus, les grandes surfaces subissent désormais de plein fouet la révolution internet via l'achat en ligne, pratique désormais courante dans la majorité des foyers. Si d'autres sociétés ont su tirer leurs épingles du jeu, comme Casino avec Cdiscount, Carrefour s'est totalement désintéressé de ce secteur en ayant un site minable.
En outre, si globalement le commerce de détail progresse, la croissance est totalement absorbée par les opérateurs "dématérialisés" comme Amazon, ce dernier mène désormais la danse dans le secteur.
Pour redresser la situation, un nouvel homme a été mis en place : Alexandre Bompard. Nul doute que ce dernier appliquera des solutions drastiques et douloureuses, qui lui ont permis de redresser la Fnac et Darty.
A cause de la situation énoncée ci-dessus, le titre Carrefour est passé du statut d'action de bon père de famille à celui d'action spéculative.
Le titre est désormais secoué par des convulsions résultant de la publication de résultats ou de rumeurs fumeuses sur une hypothétique OPA d'Amazon.
Dans l'immédiat, il convient de rester factuel et d'analyser les décisions de la nouvelle gouvernance.
Graphiquement, la situation ici dépeinte se retrouve bien évidemment dans l'évolution du cours. Après le gap d'août 2017, le titre vivote au gré des spasmes. Toutefois, un canal haussier semble désormais se dessiner et l'objectif initial pourrait constituer en un comblement de ce gap.
Ma position étant contraire à la tendance de fond, la prudence est de mise

Un stop loss est obligatoire et une mise à BE rapide est conseillée. Vaut mieux voir partir le train sans soi plutôt que le prendre dans la figure

AMF : actionnaire