NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar gouluk » 12 Juin 2018, 16:44

GENERALITES
 
L’objectif de l’analyse fondamentale est de connaître de la façon la plus juste la valeur théorique d’une société pour la comparer à sa valeur en Bourse.
Cette approche globale regroupe différentes analyses. Ces dernières permettent à l’investisseur en évaluant la valeur en Bourse, avec différents ratios financiers et boursiers, d’identifier des potentiels d’investissements.
 
Les principales étapes utilisées sont :

- L’ANALYSE ECONOMIQUE : analyse de l’environnement global économique

- L’ANALYSE SECTORIELLE : analyse d’un secteur économique

- L’ANALYSE FINANCIERE : analyse de la situation comptable

- L’ANALYSE BOURSIERE : analyse de la valeur boursière de l’entreprise


NB : Je ne suis pas l'auteur de cette présentation. Elle est facilement sur le net sur Les Echos-Investir ou le Café de la Bourse. Le graphique est issu de Binck.fr . Le but est uniquement de faire une présentation simple de l'analyse fondamentale pour les membres du forum.
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar gouluk » 12 Juin 2018, 16:44

Image

Source : Les Echos-Investir / Binck.fr
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar gouluk » 12 Juin 2018, 16:44

ANALYSE ECONOMIQUE

La première approche de l’analyse fondamentale est l’étude de l’environnement économique global par pays ou zone géographique.

L’investisseur identifie  dans un premier temps l’environnement global dans lequel il intervient. Pour cela il utilise les indicateurs économiques (PIB, Chômage, Production industrielle, Rapport de vente au détail).

Il existe 4 périodes majeures dans les cycliques économiques, avec des durées plus ou moins longues, un impact plus ou moins important.
 
Les 4 périodes majeures sont :
 
Période de croissance
Cette phase également appelée phase de reprise ou d’expansion est la période pendant laquelle l’activité économique croît et le chômage diminue.
 
Période de surchauffe 
Cette phase également appelée période de haute conjoncture représente le passage d’une phase de croissance à une phase de décroissance. Cette période est le sommet d’un cycle, et amène un retournement dans la conjoncture économique.
 
Période de récession
Cette phase représente un ralentissement de l’activité économique. L’économie commence à décroitre. Les économistes emploient le terme de récession lorsque le produit intérieur brut (PIB) est négatif durant deux trimestres consécutifs.
 
Période de dépression
Cette phase également appelée  période de basse conjoncture représente une activité économique faible avec un chômage élevé, des faillites, etc. Cette période de crise engendre un point de retournement qui peut amener un nouveau cycle économique et donc à une nouvelle période de croissance.
 
Connaître la période économique d’un instant T permet aux investisseurs d’orienter leurs investissements sur les secteurs à privilégier sur cette période.

Source : Les Echos/Investir
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar gouluk » 12 Juin 2018, 16:45

ANALYSE SECTORIELLE

L’analyse sectorielle étudie les caractéristiques économiques et concurrentielles d’un secteur économique. Il est nécessaire pour l’investisseur de privilégier des secteurs en fonction des périodes économiques. L’objectif est d’identifier un secteur intéressant dans lequel investir et ainsi en faire son étude pour connaître ses caractéristiques, ses acteurs et ses performances.   
 
1 - Les 2 types de secteurs
 
- Les secteurs cycliques

Un secteur cyclique est un secteur dont la croissance des sociétés qui le constituent va suivre l’évolution des périodes économiques :
-  en cas de période de croissance, les résultats de sociétés cycliques sont bons
- en revanche, en cas de récession, les résultats réalisés sont moins bénéficiaires ou peuvent enregistrer des pertes.

Exemples de secteurs dits « Cycliques » : automobile, compagnies aériennes, technologie et industrie 
 
- Les secteurs non cycliques 

Un secteur non cyclique aura moins d’interaction avec les périodes économiques. Les sociétés qui les composent sont plus constantes dans leurs résultats même dans les phases de récession ou de dépression. En effet, leurs résultats dépendent moins des périodes économiques. Lors des phases de récession, les secteurs non cycliques sont en général privilégiés par les investisseurs. 
Exemples de secteurs dits « Non cycliques » : biens de consommation alimentaire, télécoms, santé ou services aux collectivités.
 
2 - Les 4 principales catégories à étudier
 
- Les conditions de base
l’offre (caractéristiques des produits, de la technologie utilisée, du processus de production) 
la demande (caractéristiques du marché, profil des clients)
le cadre réglementaire (réglementation, normes, fiscalité)
 
- Les concurrents
   leurs structures
   leurs comportements et performances 
   les barrières à l’entrée
 
- Les stratégies :
   les stratégies des entreprises 
   les stratégies des Etats
 
- Les performances :
   l’efficience du secteur et de ces entreprises.
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar gouluk » 12 Juin 2018, 16:45

ANALYSE FINANCIERE

L’analyse financière consiste à étudier une société sur le plan financier et économique en utilisant des documents comptables et économiques. L’objectif est de connaître la valeur théorique de la société.
L’étude des bilans et des comptes de résultats permet d’obtenir des ratios financiers qui servent à mesurer différents éléments comme la rentabilité, la productivité, les coûts ou encore la solvabilité d’une société. Cette analyse financière va se décomposer en analyses comptable puis comparative.
 
1 - Analyse comptable
 
1.1 - Le bilan
 
Le bilan est un document comptable qui est établi a minima une fois par an. Il présente l’état de l’entreprise à un instant donné et permet de comprendre sa structure financière et son financement. On associe souvent le bilan à une photo de l’entreprise. Le bilan est présenté sous forme de tableau et est constitué de deux parties :
- L’actif : il représente tout ce qui appartient à l’entreprise.
- Le passif : il représente le financement ou les ressources de l’entreprise qui ont permis à l’entreprise de financer son actif.
 
1.2 - Le compte de résultat
 
Le compte de résultat est un document comptable qui présente l’ensemble des opérations effectuées pendant une période également appelée « exercice ».
Les mouvements de l’entreprise au cours de l’exercice sont présentés sous forme de tableaux et constitués de deux parties :
- Les produits : ils représentent tous les éléments qui vont enrichir la société, comme les ventes de marchandises, la prestation de services, etc.
- Les charges : ils représentent tous les éléments qui appauvrissent la société comme les achats de matières premières, de marchandises, les stocks, les taxes, etc.
 
1.3 - Le solde intermédiaire de gestion
 
Le solde intermédiaire de gestion permet de décomposer le résultat d’une entreprise pour améliorer l’analyse financière. On peut distinguer trois soldes principaux :
 
- Le chiffre d’affaires (CA) : montant des affaires réalisées par l’entreprise pendant l’exercice comptable. Il représente le total des ventes des biens et services aux clients. Il traduit l’importance de l’évolution de l’activité à travers les ventes de l’entreprise. L’étude de son évolution permet de juger de la santé de l’entreprise : 
   - Si le chiffre d’affaires est croissant, l’entreprise est dynamique.
   - S’il est constant, l’entreprise a une activité stable.
   - S’il est décroissant, l’entreprise connait des difficultés.
 
- L’excédent brut d’exploitation (EBE) : résultat généré par l’activité de l’entreprise. Il s’agit du résultat avant charges et produits financiers, impôts, dotations aux amortissements et provisions. Il correspond au résultat économique brut lié à l’exploitation courante de l’entreprise. C’est un indicateur de la rentabilité de l’entreprise et de sa capacité à générer de la trésorerie. Il s’agit donc d’un indicateur de la capacité bénéficiaire de l’entreprise. 
 
- Le résultat net : il mesure les ressources nettes restant à la société à l'issue de l'exercice. Il s’agit de la différence entre les produits et les charges de l’exercice. Si les produits sont supérieurs aux charges, alors la société fait des bénéfices sinon elle fait des pertes. Cette notion mesure le résultat avant investissement ou autres opérations modifiant les immobilisations (et avant choix de distribution des dividendes). 
 
2 - Analyse comparative
 
L’analyse comparative est l’étude des ratios financiers qui sont calculés à partir des soldes intermédiaires de gestion. Il existe une multitude de ratios financiers. Ils sont utilisés pour comparer les sociétés entre elles sur différents thèmes comme la structure, le rendement, la rentabilité, la productivité, la solvabilité, la liquidité, l'équilibre financier, etc.
 
2.1 Les ratios financiers de structure
 
L’objectif de ces ratios est d’analyser la structure de l’entreprise. Ils rapportent un élément du bilan à un autre élément du bilan de même type (actif ou passif). 
Les ratios de structure calculés sur l’actif caractérisent la composition du patrimoine économique de l’entreprise et la répartition des moyens mis en oeuvre dans ses activités. Leur valeur va donc dépendre de la nature de l’activité de l’entreprise et donc de son secteur.
Les ratios de structure calculés sur le passif renseignent sur la nature du financement de l’entreprise et  répondent à la politique de financement de l’entreprise sur des problématiques de stabilité et d’autonomie.
 
Il existe les 3 ratios suivants :
 
- Ratio d’indépendance 
Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à se financer par ses propres moyens (capital social, réserves). 
Il est calculé en pourcentage en prenant les capitaux propres sur les capitaux permanents.
 
- Ratio de remboursement
Ce ratio mesure la capacité de remboursement d’une entreprise, si son autofinancement est suffisant pour couvrir le montant des remboursements des dettes financières. Ce ratio s’exprime en nombre d’années nécessaires pour que l’entreprise rembourse sa dette. Plus le nombre obtenu est élevé et moins l’entreprise est apte à rembourser facilement ses dettes. 
 
- Ratio d’endettement
Ce ratio mesure l’autonomie financière d’une entreprise et sa marge de manœuvre. Il permet de vérifier que le montant des dettes de l'entreprise n’est pas trop important par rapport au montant des capitaux propres. C’est la différence entre le total des dettes et le total des actifs de l’entreprise. Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise est endettée. 
 
2.2 Les ratios financiers de rendement et de rentabilité 
 
L’objectif de ces ratios est d’analyser la rentabilité et les performances de l’entreprise.

Les ratios de rendement mettent en avant le rendement des actifs mobilisés de l’entreprise dans le cadre de son activité. Ils se mesurent avec un solde intermédiaire de gestion ou une charge ou un produit sur un actif. 
Les ratios de rentabilité mettent en avant la capacité de l’entreprise à s’enrichir au moyen des ressources de financement dont elle dispose. Ils se mesurent avec un solde intermédiaire de gestion ou une charge ou un produit sur un passif.
 
Nous pouvons trouver les ratios suivants :
 
- Rendement des actifs (Return on Assets, ou ROA)
Il mesure l’efficience globale de l’entreprise dans l’utilisation du capital. Le ROA est calculé en pourcentage. Il est égal au rapport entre le résultat net et l’actif net mobilisé dans l’activité. Ce ratio représente la capacité de l’entreprise à dégager un résultat en utilisant l’ensemble de ses moyens. 
 
- Rentabilité financière (Return on Equity ou ROE)
Il mesure la rentabilité des fonds propres. C’est le ratio entre les profits dégagés par l’entreprise et les fonds propres (capitaux apportés à l’entreprise par les actionnaires, plus la réserve des profits précédents).
Il quantifie le montant des bénéfices réalisés en pourcentage de l’investissement en capital, et par conséquent l’aptitude de la société à rémunérer les actionnaires. Ce ratio se calcule en divisant le résultat net par les capitaux propres. Plus le ROE est élevé, plus les capitaux utilisés par l’entreprise sont rentables. 
 
- Rentabilité économique
Elle mesure la rentabilité économique d'une entreprise. C’est le ratio entre l'excédent brut d’exploitation (résultat normal de l'entreprise) et les capitaux investis.
 
- Rentabilité commerciale (Return on sales) 
Elle mesure la rentabilité de l'entreprise en fonction de son volume d'activité. L’objectif est de mettre en évidence le résultat réalisé par l'activité commerciale. C’est le ratio entre le résultat net et le chiffre d’affaires.
 
- Marge d’exploitation
Elle mesure la rentabilité d’une entreprise uniquement par rapport à son activité. Il est calculé à partir du résultat d’exploitation sur le chiffre d’affaires. Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise sera considérée comme rentable.
Dernière édition par gouluk le 12 Juin 2018, 17:04, édité 1 fois.
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar gouluk » 12 Juin 2018, 16:45

ANALYSE BOURSIERE

L’analyse boursière est l’étude d’une action par ces ratios boursiers. L’objectif est de comparer la valeur en Bourse d’une société par rapport à ses fondamentaux. Ces ratios déterminent si l'action est surévaluée ou sous-évaluée par rapport à sa valeur théorique, par rapport à son secteur et à son évolution.
 
1 - Les termes boursiers
 
- Capitalisation boursière
C’est la valeur en Bourse de l’entreprise. Elle résulte du cours de l’action multiplié par le nombre d’actions qui forme le capital. Il s’agit, à un instant donné, du prix théorique à payer si un investisseur souhaitait racheter toutes les actions d’une société. Si le cours de l’action augmente, la capitalisation boursière augmente. 
La capitalisation boursière permet de comparer des entreprises d’un même secteur entre elles. 
 
- Cash Flow
Le Cash Flow désigne les ressources monétaires dégagées par l’activité annuelle d’une entreprise : il comprend le bénéfice, la dotation aux amortissements et aux provisions sur actifs immobilisés. Ces liquidités servent à rembourser les dettes, rémunérer les actionnaires et investir. Le Cash Flow s’apparente à la notion de capacité d’autofinancement d’une entreprise, il évalue sa capacité à assumer ses besoins de financement. 
 
- Valeur d’Entreprise (VE) 
La valeur d’entreprise est une mesure théorique calculée en additionnant la capitalisation boursière et la dette nette de l’entreprise à un instant donné. Elle représente la valeur théorique minimum de rachat de l’entreprise par un investisseur. 
La valeur d’entreprise prend en compte le fait que l’acquéreur devient responsable de la dette de la compagnie qu’il achète. 
A l’inverse, si l’entreprise n’est pas endettée, la valeur d’entreprise considère que l’acquéreur recevra la trésorerie de la société. 
Une société endettée aura donc une valeur d’entreprise plus importante qu’une société qui a de la trésorerie.
 
 
2 - Les ratios boursiers
 
Bénéfice par action (BPA)

Il n’est pas pertinent de comparer le bénéfice d’une entreprise à celui d’une autre, car ce chiffre seul ne prend pas en compte le nombre de titres en circulation. En d’autres termes, il ne soucie pas de savoir combien d’actionnaires se partagent les bénéfices.
Pour pouvoir comparer les bénéfices, il faut donc utiliser le bénéfice par action (BPA). Le BPA se calcule en prenant le bénéfice et en le divisant par le nombre de titres en circulation.
 
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Par exemple, si une entreprise publie un bénéfice de 20 millions d’euros pour l’année écoulée, et compte 5 millions de titres en circulation, alors le BPA est de 4 euros.
Le BPA peut se calculer pour l’année précédente (BPA historique), pour l’année en cours ou pour l’année suivante (BPA projeté).
Notez que le BPA historique est une donnée certaine, alors que les BPA actuels et projetés sont des estimations.

Price-to-earnings ratio (PER)

Comme on vient de le voir, le BPA permet de comparer les bénéfices d’une entreprise à l’autre, mais il ne nous dit rien sur le prix de ces bénéfices.
Pour cette raison, les analystes fondamentaux utilisent le PER (price-to-earnings ratio) pour savoir comment le marché valorise les bénéfices d’une entreprise.
Le PER se calcule en prenant le cours d’une action et en le divisant par son BPA.
 
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Par exemple, si une action cote 120 euros et que l’entreprise enregistre un bénéfice de 10 euros par action (un BPA de 10 euros), alors le PER est de 12.
On trouve exactement le même résultat en prenant la capitalisation boursière et en le divisant par le bénéfice total de l’entreprise.
Comme le BPA, le PER peut être calculé pour le passé (PER historique) pour le présent (PER actuel) ou pour le futur (PER projeté). Dans tous les cas, le « P » de « PER » est toujours le dernier cours de clôture.
Plus le PER est élevé, plus le marché est prêt à payer cher pour chaque euro de bénéfice annuel.
Notez qu’une entreprise qui ne fait pas de bénéfice n’a pas de PER.

Price-to-earnings growth (PEG)

Un titre avec un PER élevé est-il toujours surévalué ? Pas nécessairement. Le titre peut avoir un PER élevé parce que les investisseurs sont convaincus que les bénéfices vont croître très rapidement dans le futur.
Heureusement, l’analyste dispose d’un autre ratio lui permettant de prendre en considération la croissance des bénéfices futurs : le PEG (Price-to-earnings growth).
Le PEG se calcule en prenant le PER d’un titre et en le divisant par le taux de croissance (en %) des bénéfices attendu pour l’année suivante.
 
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Par exemple, un titre avec un PER de 40 et dont la croissance du bénéfice est attendu en croissance de 20% l’année suivante, alors son PEG est de 2.
En règle générale, plus le PEG est petit, le mieux c’est, car cela signifie que vous payez moins cher pour la croissance à venir.

Rendement

Le rendement mesure la rentabilité que procure le dividende distribué à l’actionnaire au cours actuel du titre. Il se calcule en prenant le montant des dividendes versés au cours de l’année et en le divisant par le cours du titre.
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Par exemple, si une entreprise verse chaque année un dividende de 2 euros par action, et que l’action cote 40 euros, alors son rendement est 5%.
Les entreprises matures, bien établies, ou en situation de rente, tendent à offrir de meilleurs rendements. En revanche, les entreprises jeunes et en forte croissance versent typiquement des dividendes plus faibles, voire pas de dividende du tout.

Taux de distribution

Le taux de distribution représente la part du bénéfice de l’entreprise qui est versée aux actionnaires sous forme de dividende.
Il se calcule en prenant le dividende par action et en le divisant par le bénéfice par action (BPA).
 
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Donc si une entreprise verse chaque année un dividende de 2 euros par action et affiche un bénéfice de 4 euros par action (BPA = 4 euros), alors son taux de distribution est 50 %. En d’autres termes, l’entreprise redistribue la moitié des bénéfices à ses actionnaires, sous forme de dividendes.
En général, les entreprises qui paient un dividende ont un taux de distribution compris entre 25 % et 50 %.
Un taux de distribution élevé peut être le signe que l’entreprise ne trouve pas d’opportunité d’investissement suffisamment rentable pour son cash. Elle peut alors préférer le restituer aux actionnaires. C’est typique des entreprises matures.
Les jeunes entreprises, elles, qui doivent financer leur croissance et disposent de nombreuses opportunités d’investissement, sont moins susceptibles de verser un dividende à leurs actionnaires.

Valeur nette comptable (VNC)

La valeur nette comptable d’une entreprise représente le patrimoine de l’entreprise, net de dette. C’est la somme des actifs de l’entreprise, à laquelle on retranche la somme de ses dettes. En d’autres termes, c’est la valeur des actifs si l’entreprise cessait son activité immédiatement.
 
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Une entreprise qui se développe de manière rentable valent beaucoup plus que leur valeur nette comptable. C’est pour cela que la VNC intéresse particulièrement les investisseurs value.
Pour comparer la valeur nette comptable de deux entreprises, il faut utiliser la VNC par action, qui se calcule simplement, en prenant la VNC du dernier bilan et en la divisant par le nombre de titres en circulation.

Prix / VNC

Le ratio prix / VNC (« price-to-book ratio », en anglais, abrévié « PBR ») se calcule en prenant le prix de l’action d’une entreprise et en le divisant par la valeur nette comptable par action.

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Par exemple, si l’action d’une entreprise cote 100 euros, avec une VNC de 5 euros par action, alors cette entreprise a un ratio prix / VNC égal à 20.
Plus ce ratio est élevé, plus le marché est prêt à payer cher pour s’offir l’entreprise, à un prix au-dessus de l’actif net.
Ce ratio est souvent utilisé par les investisseurs value.

Retour sur capitaux propres

Le retour sur capitaux propres (« return on equity », en anglais, abbrévié « ROE ») représente le bénéfice généré par l’entreprise par rapport à son actif net.
Ce ratio se calcule en prenant le résultat net et en le divisant par la valeur nette comptable.
 
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Il sert d’indicateur de la capacité des dirigeants de l’entreprise à bien employer les ressources apportées par les actionnaires.
En bon investisseur, vous rechercherez bien sûr les entreprises avec un ROE élevé (>15%). Un ROE élevé et constant est le signe qu’une entreprise dispose d’un avantage compétitif durable.
À l’inverse, un ROE faible ou en décroissance est le signe qu’une entreprise perd son avantage compétitif.
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar Cypressat » 12 Juin 2018, 16:52

je m'en régale d'avance ! (bien vu les "reservé" pour ne pas être perturbé entre les posts ... Très bonne idée
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar abfx » 13 Juin 2018, 21:22

Bonsoir Gouluk,

merci de cette présentation plus qu'utile à l'heure où de plus en plus de membres veulent trader les actions.

(quand je lis tout ça, je ne vois pas comment on peut encore me demander pourquoi je suis plus à l'aise avec le forex, tellement moins de paramètres)
twitter: @a_b_fx

mes articles: topic8547.html

ma chaîne YouTube: https://www.youtube.com/channel/UCUaAGI ... _jJIdF02ww
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar Siteline » 13 Juin 2018, 22:39

Bonsoir Gouluk, merci pour ces informations ! c'est très intéressant !
"Je ne perds jamais, soit je gagne soit j'apprends". Nelson Mandela

"La discipline peut remplacer bien des qualités. Aucune ne remplace la discipline." Gustave Le Bon
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Re: NOTIONS D'ANALYSE FONDAMENTALE

Messagepar Christian » 14 Juin 2018, 07:56

Juste un petit commentaire : Je trade les actions ( et uniquement les actions ) depuis plus de trente ans ... ben je peux vous assurer que, certes et bien évidement ( qui pourrait en douter??) l'analyse fondamentale reste importante ... mais que les traders actions s'en foute de plus en plus ... et les ALGO aussi.
L'analyse technique et graphique a depuis bien longtemps pris le dessus sur l'analyse fondamentale ( pour le trading, pas pour le placement financier MT et LT, je répète,pour le TRADING, pas pour le placement financier)
Ce que cherchent les ALGO et les "gros (spéculateurs des salles de marchés pour le compte de Banques ....) c'est de "prendre à contre pieds" les traders qui fondement leur trading sur les fondamentaux, les bons résultats, les bonnes previsions, les bonnes News ... (bref les petits porteurs) ... "Que du vécu"...
"Le R.O.I de la bourse" : Return On Investment....... Ce qui me permet de vivre chaque jour de ma passion !
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