Le 6 avril 2018 Macron répondait à une infirmière.
" Y a pas d'argent magique. Un pays qui n'a jamais baissé son déficit public et qui va vers les 100% de dette rapportée à son produit intérieur brut... c'est vos enfants qui le payent quand c'est pas vous.»"
C'est un argument néolibéral classique, utilisé d'ailleurs presque mot pour mot par la Première ministre britannique Theresa May l'année d'avant, qui repose sur l'idée que la dette de l'Etat serait similaire à celle d'un ménage. Mais comme le souligne un article de Mediapart, cet argument est contestable : «Rappelons que chaque mois la BCE trouve 30 milliards d'euros pour racheter des titres sur le marché.
En allant un peu plus loin j'ai vu que la BCE fournit de l'argent aux Etats qui peut être remboursé dans 50 ou 100 ans, ou plus, ou jamais. Ce que fait la FED avec le dollar.
Je comprends les néolibéraux qui disent que si on renfloue des entreprises au lieu de leur demander de mieux gérér leur entreprise, on court au laisser aller. Si on augmente le niveau de vie es salariés on fait baisser les Bénéfices des entreprises. Mais si les caisses de l'Etat sont vides c'est aussi que l'argent prêté par la BCE sert aux entreprises sert à racheter leurs actions afin de faire monter leur cours au lieu s'être investit dans l'entreprise pour la développer. A court terme il faut aussi penser aux dirigeants qui son rémunérés en fonction du cours des actions qui est censé refléter leur travai et des dividendes versés aux actionnaires.
Grâce à ce virus on découvre que cet argent magique de la BCE, que l'on ne remboursera pas ou très tard, existe. On peut discuter de la façon de le gérer, mais une partie doit être utilisée pour la santé, l'éducation, les salaires. Jusqu'à présent il n'a servi qu'à sauver les Banques. On préférait nous faire croire que c'était une dette qui ruinerait nos enfants.
Un livre, "La Stratégie du choc de Naomi Klein." explique le combat dès 1945 d'un groupe d'ultra capitaliste, les compagnons du Mont-Pélerin. parmi eux Milton Friedman, pour combattre le Keynésianisme et les mesures sociales issues de la résistance. Ils pensaient que ça les priverait d'une partie important de leurs bénéfices. En 1945 impossible de revenir dessus à cause d'un fort parti communiste et le besoin d'ouvriers pour reconstruire la France. Patients, ils mettent en place des actions:
- faire enseigner le libéralisme dans les Universités US en ne subventionnant que celles qui embauchent des professeurs acquis à leurs idées.
- Attendre une période ou des événements fragilisent les salariés par la peur du chômage, du désordre ou autres. Quitte à créer le désordre comme l'a fait la CIA en Amérique du Sud.
- Attendre des périodes de crise pour mettre en place une politique d'austérité qui supprime peu à peu les acquis sociaux.
On devaient faire croire que "l'argent magique" n’existait que pour sauver les Banques qui avaient abusés, mais pas le budget d'un Etat. On découvre aujourd'hui que si on veut sauver leur système basé sur le profit on doit l'utiliser pour sauver les entreprises et les salariés qui font tourner le système.
Dans le monde la mise en place de leur thèorie a pu se mettre en place à partir du début des crises. Une situation politique propice nouvelle a pris forme avec Tatcher et Reagan à partir de 1979. Mais à vouloir pousser le bouchon trop loin on arrive à la situation actuelle un peu partout dans le monde.
- Détérioration des services de santé (plus de masques, de médicaments, de docteurs, d'infirmières,..),
- de l'Education, des services public, du niveau de vie.
Si la classe des derniers de cordée se révolte enfin, on pourra peut-être changer les choses. Mais j'ai peur que la majorité d'entre eux ait peur de perdre leur télé, leur petite voiture, et ne se révolte pas. On a perdu le sens du combat que le gilets jaunes nous ont monté, mais à petite échelle.
Je le regrette pour moi qui ait vécu 68, 10 millions de grévistes, les outils de production fermés pendant 1 mois dans toute le pays.
Résultat:
- 30% d'augmentation du SMIC qu'il était impossible de revalorisé avant,
- 10% d'augmentation des salaires
- et fin de la société autoritaire, nouveaux rapports salariés/hiérarchie.
Après tous ces avantages acquis, il y avait toujours autant de riches, ils n"étaient pas ruinés. En 36 non plus après les congés payés qui devaient les ruiner.



