J'ai trouvé un site très intéressant concernant les portefeuilles et surtout gratuit : https://www.portfoliovisualizer.com/ - Attention je suis pas un pro de la gestion (j'ai pas un certificat...lol), je donne ici juste quelques pistes, les éléments à prendre en considération varient fortement selon le type d'investissement et les objectifs que l'on se fixe, sa psychologie (est-ce qu'on peut supporter un "bear market" comme la fin des années 2000 ?), etc. S'il y a de l'intérêt pour cet article, alors je pourrais rédiger d'autres posts à ce sujet.
Quelques limitations d'abord : Le site est en anglais et cible les ETF/fonds disponibles sur les marchés US. Toutefois il existe beaucoup d'ETFs "US" qui ciblent des marchés du monde entier et des actifs en dehors des US. On peut aussi utiliser un ETF US pour la simulation et après utiliser dans le portefeuille réel un ETF similaire disponible sur son marché préféré. Il convient de vérifier bien entendu les coûts ("TER") annuels sur chaque ETF, exprimés la plupart du temps en % de l'exposition.
On va voir comment faire quelques simulations. Je prends tout d'abord la section "Backtest Portfolio Asset Class Allocation" de la page principale (tests d'un portfolio selon des classes d'actifs) : https://www.portfoliovisualizer.com/bac ... allocation
Tout d'abord:
- Mode : Simple
- Start Year (année de départ) : 2005 ==> j'ai volontairement choisi d'inclure les années noires des subprimes)
- End Year (année de fin) : 2017
- Initial Amount (montant initial) : 10000$
- Periodic adjustement (ajustement périodique) : None (aucun) ==> permet de simuler un versement ou un retrait périodique sur le portefeuille
- Rebalancing : No rebalancing (aucun réajustement) ==> permet de simuler la réallocation périodique des actifs afin de conserver un pourcentage constant entre les actifs dans le portefeuille
- Benchmark (référence) : None ==> permet d'afficher un indice ou un actif servant de référence pour l'évaluation. On aurait pu mettre le SP500 par exemple ("SPY")
Ensuite on s'intéresse aux classes d'actifs ("asset") qui vont constituer les portefeuilles, on peut en simuler jusqu'à 3 en même temps. Pour le premier portefeuille, je choisis une allocation classique 60% actions et 40% obligations ("bonds") sur le marché US. Pour le 2ème, la répartition est 70%/20% avec 10% en or. Finalement dans le dernier, la répartation entre les 3 classes est identique. On lance la simulation en cliquant sur "analyze portfolios". Il y a bien entendu plein d'autres types d'actifs comme les "REIT" (marché immobilier), les "commodities" (matières premières), small/mid-caps, cash pur, etc. Le total de l'allocation au sein d'un portfolio doit bien entendu faire 100%.
On obtient un résultat graphique et très détaillé. On voit de suite que la performance est améliorée avec l'ajout de l'or. La colonne "CAGR" (compound annual growth rate) permet d'avoir le taux de croissance (composé) du portefeuille en %, c'est la "moyenne" de la performance sur l'ensemble des années considérées. Mais la performance n'est pas le tout, nous savons tous que le risque doit aussi être considéré. Pour cela, on peut se fier au "Max Drawdown" qui nous indique la perte maximale observée sur le portefeuille. En haut, il y a plusieurs onglets pour les vues plus détaillées.
Je passe sur l'onglet "Drawdown". Sans trop de surprise, c'est en 2009 qu'on observe un drawdown important. On voit que le portefeuille fortement fourni en or a mieux résisté à la crise, l'or étant une valeur refuge. Il présente par la suite un drawdown moyen plus important que les autres, l'or ayant perdu de la valeur dans le rallye bullish qui a suivi. C'est vraiment à titre d'exemple, il est peu recommandé d'avoir une allocation supérieure à 10% sur de l'or, généralement on parle de 5%. Dans le tableau du bas, on voit les dates de début et de fin des périodes de "drawdown", la durée du drawdown et le temps de récupération ("recovery time"), c'est à dire la durée pour que le portefeuille comble la perte.
Dans les onglets, on trouve aussi les métriques détaillées avec les alpha, bêta et autres ratios compliqués. On a aussi une autre section plus graphique : l'allocation drift. Elle montre comment le poids des actifs a évolué au cours du temps au sein du portefeuille. Par exemple dans le cas d'un port. simple avec initialement 60% actions, 40% actions, on voit que le marché obligataire a moins contribué à la valeur totale pendant les 2 premières années, avant de prendre une part importante pendant la crise (le marché action a perdu énormément de valeur pendant les subprimes comme vous le savez). Et désormais le marché action l'emporte avec presque 70% de la valeur totale du portefeuille.



