Je rappelle qu'on étudie la "tendance haussière théorique" bâtie selon le schéma suivant : impulsion sur 52 bougies, retracement de 50% sur 26 bougies, nouvelle impulsion sur 52 bougies... (on pourra essayer plus tard sur d'autres durées, mais il faut bien en choisir une).
En gros, mes premières observations sont les suivantes. Encore une fois, je ne suis pas convaincu que quelque chose en sortira. Mais c'est un peu le principe de la recherche
Si l'on détaille :
Les prix :-Ils cassent Tenkan, Kijun et SSA sans que cela ne remette en cause le schéma. En revanche, la SSB est toujours respectée.
Conséquence : une cassure de SSB par les prix évoque un retracement plus profond, sans pour autant mettre fin à la tendance au sens de la loi de Dow. Des prix ne touchant jamais la SSB dénotent une tendance plus dynamique.-Le rebond haussier se fait au niveau d'un ancien plus haut correspondant à une SSB inclinée.
-La SSB est touchée en plein milieu de sa pente haussière. Et là, vous vous demandez "bah comment on sait qu'on est au milieu, on ne voit pas dans le futur". Hé bien... si. La SSB, on la voit dans le futur, c'est tout le principe. Quel petit malin, cet Hosoda.
La Tenkan :-Lors d'un changement de direction, elle est coupée 4 à 5 périodes après le sommet ou le creux (9 divisé par 2, logique).
-Lors d'une tendance haussière typique, elle passe un chouïa en-dessous de la SSB, mais jamais plus qu'un chouïa. Et, à ce moment, les prix ont déjà commencé à remonter.
Conséquence : une Tenkan cassant nettement la SSB, ou la passant à la baisse alors que les prix ne remontent pas et n'ont pas passé la Tenkan à la hausse, évoque un retracement plus fort.-La Tenkan n'est jamais plate. On trouve quatre configurations : pente identique aux prix à la hausse, hausse à la moitié de la vitesse lors des retournements, baisse à la moitié de la vitesse lors des retournements, baisse identique aux prix.
Conséquence : une Tenkan plate, même peu de temps, évoque nécessairement une dérive latérale locale, fût-elle très fugace et prémice d'un retournement. Idem pour la Kijun.La Kijun :-La Kijun n'est jamais plate. On trouve quatre configurations : pente identique aux prix à la hausse, hausse à la moitié de la vitesse lors des retournements, baisse à la moitié de la vitesse lors des retournements, baisse identique aux prix.
Conséquence : une Kijun plate, même peu de temps, évoque nécessairement une dérive latérale locale, fût-elle très fugace et prémice d'un retournement. Idem pour la Tenkan (et, oui, c'est un copier-coller, et, non, je n'ai aucune honte
).La SSA :-Elle twiste avec la SSB. Une fois à la baisse, à peu près à 45% de la hausse des prix (23/52 en gros). Une deuxième fois à la hausse sur SSB plate, à ce moment on est à 90% de la hausse des prix (48/52 en gros).
Conséquence : même dans un contexte très haussier, le twist sur SSB plate annonce une espèce de "range imparfait" où la ZE peut être un objectif crédible (les prix touchent la SSB, on l'a vu). En pratique concrète je ne pense pas que les probabilités soient suffisamment importantes pour tenter le coup, mais d'une part, vu le ratio sur ce genre de trade, ça se tente quand même, et d'autre part c'est intéressant sur le plan théorique. - Les prix traversent la SSA à la baisse à environ 18/26 soit 70% du mouvement baissier. Ils la repassent à la hausse à 17/52 soit environ 33% du mouvement haussier.
Conséquence : Cela peut-il être une idée pour fixer un objectif ? Peut-être. Vu l'aspect très théorique de cette "tendance parfaite", je n'y crois guère. En revanche, on peut peut-être se dire que si le sommet a lieu non pas trois fois plus loin du creux que la SSA, mais, disons, seulement deux fois, peut-être que la tendance faiblit. A voir. La SSB :-Les prix ne la cassent jamais. Au plus bas, ils viennent la chatouiller. Sur une "tendance parfaite", cela se passe au moment où on voit la SSB s'aplatir au loin. C'est aussi théoriquement le point le plus bas. En-dessous, on n'est pas encore dans une inversion de tendance (ancien plus bas respecté), mais ce n'est plus la tendance parfaite et magnifique du Samouraï du Bambou de Jade. Si on repart avant, la tendance est plutôt plus forte.
- La SSB des phases de plat normales, qui durent 26 périodes. Le plat commence à la moitié de l'impulsion, qui correspond aussi au moment où l'on casse le précédent plus haut.
Conséquence : en voyant la SSB commencer à s'aplatir en avant des prix suite à la phase de retracement, on peut estimer qu'une "tendance parfaite" cassera le précédent plus haut à peu près à ce niveau. Avant, c'est une tendance plus forte. Après, c'est une tendance moins forte.- Le moment où on voit au loin la SSB repartir à la hausse est le moment où on doit théoriquement avoir le sommet. S'il arrive avant, impulsion plus courte. S'il arrive après, impulsion plus longue.
La Chikou :-Elle jongle allègrement avec les prix, la Tenkan et la Kijun, sans remettre en cause la "tendance parfaite". En revanche, elle ne va JAMAIS ne serait-ce qu'effleurer le Kumo. Son point le plus bas est à peu près à mi-chemin entre la SSA et la Kijun.
-Dans une "tendance parfaite", le moment où elle coupe les prix à la baisse correspond à la moitié du retracement (en contre-tendance), au quart de l'impulsion (dans le sens de la tendance).
Conséquence : peut-être qu'on peut considérer la Chikou, pas seulement comme donnant une confirmation, mais donnant aussi une idée de la force du mouvement à partir de ce que F. BARON appelle "la règle de la balançoire" : en gros, après cassure, on poursuit le mouvement sur à peu près le même chemin que celui déjà parcouru.- Si l'on prolonge la Chikou à la baisse, en gros elle atteint la SSA à 30 périodes de baisse au lieu de 26 (115% d'une baisse "normale"), et la SSB à 35 périodes (135% d'une baisse "normale").
Voilà en gros quelques réflexions en vrac, pour approfondissement ultérieur.