Journal de Myrrdin

Re: Journal de Myrrdin

Messagepar Guillaume » 01 Oct 2024, 10:05

Salut,
Je tente mais mon avis est à prendre avec d'énormes pincettes.
Scolaire : L'objectif est cohérent mais ton entrée est 4/5 minutes trop tôt. Sur ton M1, on a un twist du nuage tout frais et chikou sous les prix. La probabilité d'un range est forte et ton SL est au dessus de son support si il se produit.
Mathématique : A vu d'oeil, ton ratio semble être supérieur à 4, donc le risque vaut le coup d'être pris.
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar Myrrdin » 11 Oct 2024, 01:48

La fin de l'histoire...

H1 :

20240823-CADCHF-H1.jpg


M5 :

20240823-CADCHF-M5.jpg



Bilan final : gain de +2,93

Je trouve ce trade un peu limite sur deux points :
-Par rapport à la news de 16h00, je suis rentré en position à 15h01, ce qui laisse assez peu de temps aux prix pour faire leur job (ma doctrine étant de sortir au plus tard 15min avant l'annonce, donc 15h45).
-L'atteinte de l'objectif signifie, en H1, que la Chikou pénètre la SSA. J'avais vu ce point, et avais accepté le risque (la SSA est une limite plus floue que les autres lignes Ichimoku, de mon point de vue).

Sinon pour le reste, j'ai trouvé le trade bien maîtrisé, je suis entré sur cassure du doji après ressaut sur Kijun en M5.
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar abfx » 11 Oct 2024, 11:37

Bonjour, je suis d'accord avec toi concernant le timing avec la news, mais c'est un risque que tu connais et tu savais déjà comment le gérer, donc pas de problème en soi.

Concernant ton trade, j'ajoute une chose sur le H1. avec une hausse des prix comme tu l'escomptais, il était probable, si ton plan se déroulait bien, que les prix aillent chercher le dernier plus haut H1 afin de former un range. C'était facile à anticiper

H1

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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar Myrrdin » 12 Oct 2024, 12:47

Concernant ton trade, j'ajoute une chose sur le H1. avec une hausse des prix comme tu l'escomptais, il était probable, si ton plan se déroulait bien, que les prix aillent chercher le dernier plus haut H1 afin de former un range. C'était facile à anticiper


Tu sais qu'en vrai je n'y avais jamais pensé :(
C'est effectivement ce qui s'est passé : on a été chercher le plus haut.
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar Myrrdin » 15 Oct 2024, 09:11

Ma méthode d'analyse fondamentale - 1ère partie

Les bases

Je présente ici ma méthode d'analyse fondamentale sur les actions. Elle n'a pas valeur de vérité, elle est simplement le fruit de mes recherches, et peut être discutée, voire même carrément contestée sans aucun problème.

Il est de coutume de séparer l'analyse fondamentale de l'analyse technique. A mon sens, l'efficacité optimale s'obtient en combinant les deux.
Rappelons tout de même qu’in fine, c’est toujours le technique qui prime : ce qu’on achète et vend, c’est le prix d’une action, pas ses comptes, sa dette ou ses perspectives de croissance. Je réfléchis donc de plus en plus à une pratique de l'investissement où le technique prime sur le fondamental, y compris sur les actions. C'est en cours de réflexion.

Si tout le monde est prêt à acheter de bouse de vache en étant convaincu que c’est du chocolat, ça se vend au prix du chocolat, peu importe ce que c’est. La clé, c’est d’être prêt à revendre tout son stock dès que quelqu’un dit un truc du style « Hé, ça sent bizarre, non ? ».

Ceci étant posé, repartons des bases. Une entreprise n'a, économiquement parlant, qu'une seule fonction : prendre de la thune à des gens, s'en servir pour produire des biens et des services qu'elle vend avec bénéfices pour ressortir plus de thunes. Cela fonctionne, que l'entreprise vende des pommes de terre, des obus, ou des prestations de stages de bien-être par l'équithérapie.
Je parle ici de la fonction économique de l'entreprise en mettant volontairement de côté les questions sociales, éthiques et environnementales, qui sont importantes. Elles n'entrent seulement pas dans le cadre de mon sujet.

Une fois cet argent obtenu l'entreprise peut s'en servir de plusieurs manières :
1) Faire de la croissance : soit par des fusions-acquisitions, soit en se développant en ouvrant d'autres usines/bureaux, en recrutant des salariés, en augmentant les salaires (ce qui permet d'espérer de faire augmenter le niveau qualitatif des employés), en faisant de la recherche et développement... bref, l'entreprise réinjecte l'argent dans son activité
2) Renvoyer l'argent aux actionnaires : sous forme de dividendes, de rachats d'actions notamment
3) Assainir sa trésorerie : en mettant de l'argent en trésorerie, en remboursant ses dettes...

L'argent est obtenu basiquement de deux manières principales :
1) Via les actionnaires : ce sont les capitaux propres
2) Via les banques : c'est l'endettement

D'où il peut déjà apparaître que ce qui nous importe sera d'abord la capacité de l'entreprise à transformer de l'argent en plus d'argent, indépendamment de la manière dont cet argent sera ensuite employé. S'il part dans de la croissance ou de l'assainissement de trésorerie, cela devrait se ressentir dans le prix de l'action. S'il part dans les dividendes, ça se ressentira aussi. Mais il faut d'abord évaluer la capacité de l'entreprise à créer de l'argent. Il existe des indicateurs pour ça, j'en utilise trois. On les calcule à partir du bilan ou on les trouve sur le Net (perso j'utilise Simply Wall Street, ou ABC Bourse).

Indicateurs génériques :

• ROE (Return on Equity) : rapport entre résultat net et capitaux propres, multiplié par 100 pour donner un pourcentage.
• ROA (Return on Assets) : rapport entre résultat net et ensemble des actifs, multiplié par 100.
• ROCE (Return On Capital Employed) : rapport entre résultat d'exploitation après impôts, et somme (dette + capitaux propres) multiplié par 100.

Ici, au-delà du calcul, ce qu'il faut comprendre, c'est ce que nous disent ces indicateurs. Exactement comme en analyse technique, l'indicateur ne vaut que par la compréhension qu'on en a.
Le ROE nous indique la capacité d'une entreprise à transformer l'argent des actionnaires en plus d'argent. Cet indicateur a un gros défaut : il ne prend pas en compte la dette.
Si mon entreprise produit 5€ par an et pour 100€ investis (ce qui n'est pas dingue, mais ça dépend des secteurs), le ROE est de 5%. Mais si je décide d'emprunter 400€ à la banque, je peux produire 25€ (avec mes 500 de capital). Le truc, c'est que le ROE, calculé sur les capitaux propres uniquement, va monter à 25% (ce qui est stratosphérique). Alors que l'entreprise n'est pas si rentable que ça.

D'où le ROA, qui calcule, lui, l'ensemble des actifs. Une forte divergence entre ROE et ROA doit nous faire rechercher un endettement important.

Le ROCE, lui, est mon indicateur préféré : il est "tout-en-un", puisqu'il prend en compte le résultat, les impôts, la dette, les capitaux propres, bref, absolument tout.

A mon sens, le ROCE est le nerf de la guerre, qui conditionne tout le reste.

ROE, ROA et ROCE doivent être comparés au reste du secteur (l'immobilier n'a pas le même ROCE que le luxe). Mais basiquement, on peut globalement dire qu'on attend des ROCE entre 5 et 20%. En-dessous, c'est nul, au-dessus c'est extraordinaire.

Vous êtes toujours là ? Bien. Parlons de la dette, maintenant.

La dette

La dette est l'argent emprunté par l'entreprise aux banques pour alimenter ses activités. C'est un fait, personne n'aime être endetté. Néanmoins, économiquement, ce n'est pas une mauvaise chose. Une entreprise avec un ROCE de 17% qui peut emprunter de l'argent à un taux de 4% aurait tort de se priver !

Il y a néanmoins certaines règles à respecter. Personnellement je n'utilise qu'un seul indicateur pour évaluer la dette : le ratio "dettes/capitaux propres".
J'attends que l'entreprise ait plus de capitaux propres que de dettes, dans l'idéal. Et, si la dette augmente, elle doit augmenter moins vite que les capitaux propres (le ratio diminue). Une entreprise avec un ratio supérieur à 100% et qui augmente est une entreprise qui va avoir des problèmes.

Rappelons que sur la dette, beaucoup de choses dépendent de l'inflation : qui dit inflation forte dit relèvement des taux directeurs, dit emprunt à des taux plus élevés, dit entreprises fortement endettées en forte difficulté.

(Note : certains utilisent le ratio d'autonomie financière, ou même le Price-to-Book Ratio... Comme pour les indicateurs techniques, à mon sens, le succès ne se trouve pas dans la surabondance).

Maintenant que les bases sont posées, parlons des stratégies d'investissement.

Stratégies d'investissement :

Concernant les actions on définit en général trois stratégies viables.

• Valeur : on achète des entreprises injustement sous-évaluées en espérant que le marché va finalement reconnaître qu’elles étaient injustement sanctionnées. Cela implique nécessairement une prise de bénéfices à un moment.
• Croissance : on vise des entreprises en forte croissance en espérant que cette croissance se reflétera dans les prix.
• Rendement : on achète des entreprises dans des secteurs assez matures, qui sortent un rendement régulier sous forme de dividendes. C'est à mon sens la méthode la plus "pépère", économe en énergie mentale, mais pas forcément la plus rentable.

Selon la stratégie choisie (et qui doit être claire dans la tête de l'investisseur quand il prend ses positions), on va rechercher des caractéristiques un peu différentes, même s'il existe des dénominateurs communs. Dans la suite du post, je vais faire un peu plus de lien avec l'analyse technique.

Les dénominateurs communs :

Quelle que soit l'entreprise je recherche :

Pour le fondamental :

L'aspect géopolitique : par exemple, une entreprise française ou US qui fait 75% de son chiffre d'affaires en Chine est vulnérable si la Chine envahit Taïwan => sanctions économiques. De manière générale je ne miserais pas, dans le contexte actuel, sur des entreprises en lien fort avec Chine, Taïwan, Russie, Israël ou n'importe lequel des voisins d'Israël. Encore une fois, ici rien à voir avec l'éthique ou la morale, tout à voir avec la gestion du risque.
Les news : je ne parle pas de la dernière news, mais de l'ambiance générale qui se dégage sur un an. Est-ce que l'ambiance est bonne, catastrophique, mitigée ? Il est aussi intéressant de voir les opérations des insiders : les membres du comité de direction ont-ils vendu en masse récemment ? Ce point est à mettre en rapport avec la capitalisation boursière de l'entreprise (si le PDG d'Air Liquide vend pour 600 000€ d'actions pour acheter une maison de campagne, grand bien lui fasse).
• ROE, ROA, ROCE élevé. Surtout ROCE.
• Ratio d'endettement acceptable et en diminution
• CA et résultat net en augmentation

Pour le technique :
• Tendance haussière ou bas de range
• Absence de surachat
• Acheter proche des supports et loin des résistances

Oui, je sais, c'est fou comme c'est novateur.

Pour des raisons de lisibilité je vais arrêter mon post ici. On détaillera les caractéristiques en fonction de la stratégie dans un post suivant.
Dernière édition par Myrrdin le 15 Oct 2024, 12:24, édité 1 fois.
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar Myrrdin » 15 Oct 2024, 10:10

Ma méthode d'analyse fondamentale - 2ème partie

Maintenant que nous avons bien défriché ce qu'on attend globalement d'une action, détaillons les caractéristiques attendues en fonction de la stratégie choisie. Une fois qu'on a compris les bases, le raisonnement se déroule assez naturellement.

On rappelle que je définis (enfin, ce n'est pas "je", c'est globalement consensuel) trois manière d'aborder l'investissement sur actions :
• Croissance
• Valeur
• Rendement

Stratégie basée sur la croissance

Fondamental :
• Entreprise dans un secteur en expansion. Alors attention aux Eldorado aussi. Par exemple, l'IA, c'est la grande mode aujourd'hui, mais c'est aussi un secteur très concurrentiel. A mon sens, aujourd'hui, les secteurs en expansion sont l'IA, les armes, et l'électricité bas carbone. Point de vue perso.
• Petite ou moyenne capitalisation : hé oui. C'est plus facile pour une petite entreprise de grossir, que pour un mastodonte. Qui, entre la start-up qui crée un logiciel de bureautique révolutionnaire commandé par télépathie, et Microsoft, a le plus de chances de doubler son chiffre d'affaires sur 5 ans ?
• Un fort endettement n'est pas gênant, mais il doit être maîtrisé (le ratio d'endettement n'augmente pas).
• Un gros PER ne me dérange pas, il peut se justifier par les attentes des investisseurs.
• En revanche, le ROCE, ROE et ROA doivent être fabuleux
• Dividende faible ou inexistant ! Tout l'argent de l'entreprise doit être employé pour se développer. Une entreprise dans un secteur en plein boom, avec un bon concept, qui s'endette pour se développer, qui se sert de ces atouts pour faire des gâteries aux actionnaires est une entreprise mal gérée, ou, en tout cas, pas compatible avec une stratégie basée sur la croissance. Le taux de distribution des dividendes (dividende/BNA) doit être proche de 0, voire à zéro.
• Quelques remarques sur le risque : les petites entreprises grossissent plus facilement que les grosses, mais elles se plantent aussi plus souvent. Il convient donc de bien répartir son risque, d'une part. D'autre part, sur les entreprises endettées, garder un oeil sur l'index des prix à la consommation => préfigure l'inflation => préfigure la hausse des taux => préfigure une période compliquée pour notre entreprise brillante mais dépendant des banques pour financer sa croissance.
• Se méfier des effets d'engouement quand tout le monde dit qu'une entreprise est géniale : c'est généralement le moment des prises de bénéfices
• Se méfier aussi de la croissance obtenue par du management "à l'américaine" où on vire d'un coup plein de gens pour augmenter sa marge et faire plaisir aux actionnaires. On a vu ça avec Elon Musk sur Twitter : jeter les rameurs à la mer n'est pas une stratégie valide pour alléger un navire. Concrètement, ça va se voir par une augmentation des marges combinée à une baisse importante de l'effectif. A ce moment, c'est bien de comprendre ce qu'il s'est passé. Est-ce que c'était un dégraissage nécessaire, ou un dégraissage qui a aussi emporté la moitié du muscle avec ?

Technique :
• Tendance haussière forte et indiscutable
• On peut tolérer le surachat si l'on croit dans les fondamentaux

Stratégie basée sur la valeur :

Ici, on cherche une entreprise injustement sanctionnée par le marché. J'insiste sur le "injustement".

Fondamental :
• PER faible par rapport au secteur
• Ratio "prix de l'action/Fair Value" inférieur à 1 voire si possible à 0,8. Note : la Fair Value, contrairement au PER, inclut les estimations et attentes des analystes sur les bénéfices futurs. Je la préfère au PER.
• Idéalement : justifié par des news qui ne remettent pas en cause l'entreprise, mais traduisent la déception des investisseurs (par exemple, on attendait des bénéfices record et ils sont simplement très bons).
• Se méfier des profit warnings, de l'endettement... tout ce qui peut justifier que l'entreprise se vautre pour de bon (un exemple récent étant Orpéa quand l'endettement lui a explosé au visage).
• Idem si le secteur est structurellement en déclin


Technique :
• Achat sur tendance haussière, ou bas de range
• Survente importante
• Note : on peut aussi employer cette technique, de manière spéculative, sur des actions en tendance baissière mais en nette survente. C'est le principe de trader un début de correction. Évidemment, c'est moins confortable. Mais ça reste possible. Par exemple, l'entreprise a vu sa marge opérationnelle baisser de 10%, mais l'action a perdu 40% de sa valeur et les perspectives ne sont pas si mauvaises.
• Note : la stratégie classique de retour à la Kijun est, si l'on y réfléchit, un mix entre stratégie de croissance (tendance haussière) et de valeur (retour sur un support à des prix plus raisonnables)
• Surveiller l'historique des prix ! Le marché est plein d'entreprises, notamment dans le secteur bancaire, avec des PER ridicules, mais quand on regarde l'historique, la valorisation est ridicule depuis des années. Aucune raison d'envisager que ça va changer.

Stratégie basée sur le rendement :

C'est le placement de "père de famille". On cherche des actions solides avec un dividende régulier, qu'on oublie dans un coin en attendant de percevoir les bénéfices.

Fondamental :
• Grosses capitalisations : on ne demande pas à l'entreprise de grossir, on lui demande de ne pas mourir.
• Endettement acceptable (ratio dettes/capitaux propres ou autonomie financière)
• Taux de distribution des dividendes important
• Historique de dividendes stables ou en augmentation
• On n'attend pas de cette entreprise une croissance hallucinante en termes de marge opérationnelle, chiffre d'affaires etc...
• Secteur pépère, dénué de surprises, peu sensible à la politique (le bancaire étant idéal)

Technique :
• On achète sur support, mais comme on est sur du long terme, on peut aussi acheter en ZE de range
• On se permet d'acheter sans signal d'achat : ce qu'on veut, c'est acheter pas cher une action d'une entreprise qui a) ne meurt pas et b) continue de verser des dividendes
• Ça vaut le coup d'attendre longtemps ("longtemps" se comptant en années) pour acheter l'action pas cher. Prenons l'exemple de Société Générale : le dividende est actuellement à 0,90€. Acheter à 30€ avant le Covid aurait donné un rendement de 3% Acheter à 15€ pendant le Covid (et ce n'est même pas le meilleur prix) aurait donné un rendement de 6%. Je ne parle même pas du prix de l'action en soi (parce que si l'action se casse la figure de 50%, il faut 24 ans de rendement à 3% pour rattraper le coup).
• Ça pose aussi la question des prises de bénéfices. Si j'achète une action de rendement, avec un rendement de 6%, et qu'elle prend, mettons, 100%. Est-ce que je prends mes bénéfices (12 ans d'un coup quand même), ou est-ce que je reste sur ma stratégie de départ ? A mon sens la réponse à la question dépend : si on privilégie l'argent, oui. Si on privilégie l'énergie mentale, on reste (et ça signifie qu'on accepte de prendre potentiellement la correction). Ce sont des choix qui relèvent plus du mode de vie que de la finance à mon sens.

Conclusion :

Il est important, comme en analyse technique, d'avoir une méthode et de ne pas se laisser influencer par la dernière news qu'on a vu. On doit raisonner et se demander ce qui est vraiment important.

La question fondamentale, pour une entreprise, c'est sa capacité à générer de la valeur, ce qui se définit essentiellement par le ROCE. Ensuite, la question de comment est employé cet argent détermine ce qu'on attend d'une entreprise : du dividende ? De la croissance ?
La plupart des entreprises sont assez "mixtes" entre croissance, valeur, rendement (par exemple, Air Liquide qui distribue des dividendes réguliers et des actions gratuites, tout en augmentant graduellement). Mais on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre et il est rare qu'une entreprise coche toutes les cases, d'où l'importance d'avoir une stratégie.

Et, derrière la stratégie, il y a aussi des choix en termes de mode de vie : à quelle fréquence veut-on surveiller ses actions, par exemple ?

Par ailleurs, il faut toujours regarder les prix : ce sont eux qui comptent, au final. Mais le fondamental permet d'éclairer les choix faits, et de confirmer nos décisions.
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar abfx » 15 Oct 2024, 11:21

ouahhhhh!!!!

j'ai mal au crâne, je ne vais lire aujourd'hui, mais je pose pour plus tard. merci à toi de tout ce pavé.

Si j'abusais, je dirais qu'il mériterait largement une file à lui tout seul (que je pourrais joindre à la liste que je fournis aux nouveaux arrivés).
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar Myrrdin » 15 Oct 2024, 11:50

Merci, c'est plutôt flatteur :)

Moi je veux bien créer une file dédiée, ça fera une troisième édition 8-)

Je lance ?
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar abfx » 16 Oct 2024, 11:48

vas-y, j'aime autant que ce soit toi qui le fasse, tu en auras le mérite
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Re: Journal de Myrrdin

Messagepar Myrrdin » 02 Nov 2024, 11:52

Note

Depuis quelques années, je constate un mouvement de balancier avec un cycle couvrant les étapes suivantes :
1) Je perds de l'argent
2) Je reviens à une méthode stricte et carrée
3) Je gagne de l'argent
4) Je prends la confiance et commence à sortir de la méthode
5) Retour au point 1

Au fil des années, les périodes de gains se font de plus en plus longues, et de pertes, de plus en plus courtes. Mais la dynamique reste la même.
Je ne suis pas certain qu'il y ait une autre réponse que "l'entraînement" pour répondre à ce problème...
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